12.02.2009
Des nouvelles! Et des bonnes!!
Non non, je suis pas mourrue à cause d'une sale migraine...
En fait, il m'est arrivé quelque chose d'incroyable!!
J'ai battu le record de 6semaines sans migraine! Et oui!
Comment ai-je fait, me direz-vous?
Et bien il faut remonter à fin octobre (dernier post, quoi), pour comprendre le pourquoi du comment.
Donc, fin octobre, je vous quittais en vous faisant par de mes nouvelles peur : comment faire face aux crises, sans triptan, en retournant au travail.
Alors là, la réponse est ardue.
En fait, le corps sevré semble très content d'être sans médocs lourds... Mais c'est moins drôle quand on a une migraine. En effet, si mon sevrage s'est très bien passé, la dépendance va au delà de ces quelques semaines "à jeun". Il faut du temps, de la patience, pour réapprendre à son corps les bienfaits d'un petit anti-inflammatoire sur un début de migraine. Pour ma part, j'ai commencé à prendre de l'aspirine. Beaucoup d'aspirine... Trop. A chaque petit coup, blam, le méchant bleu. En plus l'aspirine pris à jeun, c'est pas terrible, ça vous laisse les jambes toutes flagada! Donc, hop, je suis passée à l'ibuprofène. Évidemment le temps que je réalise, ça m'a bien pris jusqu'à fin décembre. Mon corps a donc doucement descendu son niveau d'exigence, pour s'adapter parfaitement à 400mg d'ibu. Pas mal, hein?
Mais je crois que le plus flagrant, c'est de voir le nombre de mes crises, et leur intensité, qui ont vraiment chutées depuis fin octobre. Malgré des mois de Novembre et Décembre un peu chaotique (2 à 3grosses migraines par mois, ce qui est encore beaucoup), j'ai réussi à tenir. J'ai été aidé fin décembre par mon licenciement (non, non, pas à cause de mes crises de migraine, juste LA crise), et donc du coup du repos, plus de stress du travail (m'enfin, le stress du Pôle-emploi, c'est pas mieux), etc.
Et là, mois de janvier, mois de bonheur. Après les fêtes, les retrouvailles familiales, la gastro de Noêl, le bonheur. Des céphalées anéanties par 400, puis 200mg d'ibuprofène. Et rien d'autre pendant 6semaines. La dernière migraine que j'ai eu date d'il ya 3jours, et ce n'était pour moi, que de la gnognotte... Un ptit 6/10 en douleur. Là j'ai quand même attaqué avec le bi-profénid, histoire d'assommer la bête. Elle a duré environ 8h, donc pas très longue, comparé aux 72h de rallyes-migraine que j'ai pu faire (vous savez, les migraines qui commencent à gauche...puis terminent à droite!!).
Le séglor, mon nouveau traitement de fond, aura mis un peu plus de 2mois à agir (c'est la moyenne, pour un ttt de fond), et je n'ai eu aucun effet secondaire, sauf une fois où j'ai oublié de le prendre pendant le repas (ouille l'estomac!!)
Mon bilan, c'est donc que le sevrage définitif des triptans ne m'a fait que du bien. Il m'aura fallu quand même 4mois environ, mais aujourd'hui, je peux dire que je vais mieux. Au niveau des migraines, mais aussi au niveau psychologique. Je ne me sens plus prisonnière de mes médocs. Il m'arrive régulièrement aujourd'hui de sortir sans médocs sur moi. C'est vraiment un grand pas en avant. On s'habitue d'ailleurs très vite à ne plus avoir mal quotidiennement. Malgré tout il faut rester vigilant, la migraine se fait toujours rappeler à votre bon souvenir, surtout si vous passez la méchante journée grasse mat'-ordi-pizza-pas sortie (bé oui, je suis stupide, mais, hein, ça fait du bien, de vivre "normalement").
Autre chose : je n'y serai jamais arrivée si je n'avais pas eu le soutien et l'écoute des mes proches, et de ma neurologue, qui a su me faire confiance pour ce sevrage à la maison, et qui est très fière de moi!!
Donc, vigilance, ce n'est pas parce qu'elle semble avoir disparue, qu'elle n'est plus là...Ce n'est pas pour rien que c'est une maladie, et non pas juste "dans la tête".
Courage à tous ceux qui passent par ici, et à bientôt!
Lucie
15:49 Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : migraine, santé, aspirine, triptan, ibuprofène
30.10.2008
They try to make me go to rehab...
Vendredi 10 Octobre
arf, oui le titre est facile...( mais arf itou, je ne peux m'en empêcher!!)
Vendredi 10, ce soir, j'arrête le boulot. Je suis en arrêt de travail pendant 15jours pour ma ptite cure de désintox médicamenteuse.
Je viens à peine de prendre un médoc (je dois quand même assurer le boulot pour ce dernier jour...). Bizarre. C'était peut être le dernier?
Je l'ai donc savouré comme on termine sa dernière cigarette...en me délectant de tous ces affruex effets secondaires chaque seconde...Vous avez vu, quand le Dr House prend sa ptite pilule magique, comme il l'apprécie? Bah pareil, sachant que dorénavant, je vais devoir me battre seule contre cette m....., il fallait bien que je profite de mon doudou une dernière fois. Ca y est, je suis grande maintenant, on enlève les ptites roulettes? Promis je tombe pas, hein?!
Petit rappel sur ce sevrage : je le fais "à la kamikaze", comme j'ai pu lire sur le blog de Delphine Rey (!) c'est à dire, sans parachute quoi...pas d'aide d'anti-dépresseur, car j'ai la hantise de retomber dans cette dépendance, rien d'autre que de l'aspirine à la limite.
Jeudi 23 Octobre
Voilà, j'en suis à ma deuxième semaine de sevrage.
La première s'est déroulée comme prévue : j'ai été bien jusqu'au lundi soir, où j'ai commencé par une légère céphalée, qui s'est transformé en bombe atomique à une heure du mat'...La bombe ayant des répercussions, ellle a explosé à gauche et a fini sa vie à droite...
3jours de fun en gros, où je n'avais jamais eu aussi mal de ma vie!! J'ai pris un aspirine 1000 et c'est tout...Evidemment, ça m'a aidé un peu, mais pas au point d'achever la garce...
Évidemment, après un tel combat, on est exténué, et en même temps très excitée : OUI je l'ai fait!!! Oui j'ai survécu à 3jours de migraine abominable sans médocs (l'aspirine compte à peine.. D'ici quelques semaines peut être??). Même si bien sûr je ne faisais que de penser au soulagement que ce serait d'avaler un ptit triptan, j'ai réussi!!
Mais je n'aurai peut être pas résisté si mes médocs n'avaient pas été caché par mon chéri. Qui sait? En tout cas, cela fait du bien de ne pas se poser la question : je ne peux pas prendre de médocs, puisque je ne sais pas où ils sont!!
A celles et ceux qui souhaitent également faire un sevrage, je vous conseille vraiment, si vous avez la force, de le faire chez vous. Vous serez au calme, à l'aise dans votre nid, et non pas à errer sans fin dans les couloirs d'un hôpital.
Jeudi 30 Ocobre
3ème semaine, petit bilan :
Certes, cela va mieux.
Certes je n'ai plus mal tous les jours. Seulement un jour sur deux.
Certes, je me repose. Mais combattre la douleur à main nue est-ce vraiment du repos?
Bref, un bilan mitigé. Je suis extrêmement ravie de l'avancement du sevrage. Mais c'est loin d'être parfait. Ce soir je vois ma neurologue, nous introduisons un nouveau traitement. Et nous allons parler de l'après...
L'après sevrage, comment ça se passe? Parce que c'est bien gentil de me sevrer des médocs, je m'en fiche aujourd'hui d'avoir une crise, je suis chez moi. Et je fais comment quand je serai de retour au boulot? Je vais pas partir en courant 1jour sur 3 à cause que j'ai pu de médocs. Pense pas que mon boss appréciera. peux pas non plus me foutre par terre la tête sous mon écharpe et lui demander de parler doucement au téléphone parce que j'essaie de gérer une crise "au naturel".
Certe, aujourd'hui, je suis 100% bio. Du sang tout neuf, tout propre.
Bah oui, mais après?
15:31 Publié dans Amy au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sevrage, arrêt laroxyl, céphalée de tension, sevrage triptan, sevrage laroxyl, ma tête éclate!
23.09.2008
Suite et fin...sevrage laroxyl
Le dénouement tant attendu...
Depuis 3jours je ne prends plus de laroxyl.
J'ai tenu un mois avec une goutte, et la peur au ventre d'arrêter, mais finalement ça va pas si mal. Je suis un peu patraque, et bien sûr mes migraines sont revenues au galop, parce qu'on peut lui accorder ça au laroxyl...ça fait baisser les migraines (un peu).
J'aurai mis 3mois environ pour me débarrasser de 8gouttes de laroxyl. 3mois d'enfer à se taper la tête contre les murs, parce que j'étais en manque.
Aujourd'hui, je me sens libérée, enfin je reprends le contrôle de mon corps, et de mon traitement.
Dans un mois, je refais un sevrage, on enlève tout et on recommence. Plus de triptan, plus de bi-pro, plus de dépakine, juste de l'aspirine, et un nouveau traitement de fond. Ma neuro se désespère, mais croit encore que je peux finir (enfin, continuer) ma vie avec de l'aspirine en poche. Et moi fervente optmiste(hum, je dis ça dans les bons jours évidemment), j'y crois aussi.
De toute façon on a besoin d'y croire pour que ça marche.
Petite info :
Sur sos-migraines, l'association essaye de trouver des migraineux dans le cadre d'une étude déjà réalisée au Pays-Bas cette année :
Il s'agit de créer des groupes d'entraineurs et d'entrainés, tous des migraineux. Les entraineurs aident les entrainés, grâce à leur propre expérience.
Il en résulte une baisse sensible de la fréquence des crises chez les patients entrainés.
Plus de détail ici!
Et le sujet du forum par là : http://sosmigraine.annuaire-forums.com/
N'hésitez pas à faire part de vos commentaires sur le forum. Je pense que cela peut vraiment marcher, étant donné le réel besoin de soutien dont nous avons besoin dans les périodes de rechute...C'est un bon moyen de ne plus être isolés face à la douleur, de prendre un vrai contact avec d'autres migraineux, qui connaissent, ou qui ont connu (les veinards!) cette situation!!
Sur ce...
Lucie.
11:42 Publié dans Amy au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, laroxyl, sevrage laroxyl, à pu médicaments
01.07.2008
Un pas en avant, deux pas en arrière
17 Juin 2008
Séances d'acu, de kiné, d'osthéo, de neuro, changement de pilule, 3x de traitement de fond...
Aujourd'hui, je sais que la neuro ne peut plus rien pour moi, à part m'hospitaliser pour un autre sevrage complet de tous médicaments (à la diète Lulu!!. J'ai deux mois pour aller mieux.
C'est pour ça que j'ai commencé un sevrage laroxyl et pour m'aider, des séances d'acu.
Pour l'instants, les résultats se font sentir sur le sevrage (moins nerveuse, moins agressive, moins impatiente, etc.)
Les migraines, quant à elles, seront-elles un jour KO? J'en doute de plus en plus, même si mon objectif reste 2migraines par an, je ne sais pas si dans mon cas ce sera possible.
Depuis presque 24h, je me bats avec une migraine Force 8, avec des médocs de petits joueurs, mais je ne veux pas prendre de triptan, alors il faut bien souffrir!! Bi-pro, et dodo, c'est tout ce que je m'autorise. Encore une journée de non-productivité pour la société! Je suis une ruine (voyez mes yeux rouges et cernées par la douleur) pour mon job.
Mais j'ai compris quelque chose, qui vous paraîtra peut être à vous évident, grâce à mon Homme.
Se guérir des migraines, c'est bien...
Mais se guérir de tout c'est impossible.
Y a pas toujours d'hélice hélas, et tout le monde a toujours plus ou moins mal quelque part.
Ma quête éperdue du bien être total, pur produit de notre société, entre parenthèse, s'achève ici.
Je peux donc me préoccuper à nouveau pleinement de ma seule et unique vraie maladie : La migraine. Et c'est bien suffisant.
Pourtant je le savais : à force de se focaliser sur sa santé, on ne vit plus, on va de médecin en médecin en espérant un petit mieux, c'est tout. On est hypocondriaque. Une fois de plus la douleur a été la plus forte, je me suis mise à chercher dans toutes les directions, et les directions me trouvent toutes un ptit bobo quelque part à soigner. Aujourd'hui, j'en arrive à un point où j'ai tellement peur de souffrir que je me tisse un cocon ultra moelleux en laine d'alpaga, made in Pyrénées...
Quelle peut être l'issue quand on en arrive là?
Lucie.
11:18 Publié dans Amy au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, médicament, migraine, guérison un jour peut être.
19.06.2008
Et le temps passe...les migraines trépassent
Dimanche 15 Juin
Les jours passent, et les choses semblent s'arranger petit à petit. Je reprends enfin le contrôle, sur une guérison qui m'échappait un peu ces derniers, je reprends du poil de la bête, et mes canines sont prêtes à déchiqueter la première migraine qui oseraient s'aventurer vers mon crâne.
Le calme après la tempête..Depuis combien de temps j'en rêve?
Deux séances d'acupuncture, 20gouttes de phapax (pour faire lapax avec sa tête, m'a dit l'acu...) matin et soir depuis 15jours, une semaine de cérazette plus tard, je suis bien. Des migraines que je gère avec un bipro, peu de céphalées, peu ou plus de sensation de manque, je vais mieux.
Je suis un peu droopy (yes, I'm happy...), parce que je ne peux pas crier victoire.
Je n'ai pas pris de triptan depuis presque 3semaines, ce qui est vraiment génial, mais je ne peux pas me passer de médocs -bipro et aspirine-un moindre mal, mais ce sont bien des médocs.
Plus de détails sur l'acu :
Je ne parlerai pas du médecin lui-même, il y a peu à en dire, je dois me fier à ses agissements, et non pas ses paroles, puisque c'est un médecin très peu causant.
J'ai donc eu droit à 12petites aiguilles, dont deux qui me faisaient ressembler à une fourmi (c'est d'ailleurs assez bizarre d'avoir des antennes qui vous pendouillent devant les yeux!) Heureusement les aiguilles sont petites.
Pour ceux que les aiguilles révulsent, il faut savoir que cela ne fait pas mal. Par contre si l'acu touche un de vos points vraiment sensible, vous risquez d'avoir envie de le gratter, de le toucher de l'enlever, de bouger toutes les 2mins parce que l'aiguille vous gêne...Mon point sensible se situe...entre les deux sourcils.
Donc, l'acupuncture, ça apprend également la patience...ce qui n'est pas vraiment un de mes points forts, surtout si je suis mal à l'aise (en culotte et soutif dans une pièce hyper froide (même avec le chauffage), avec des photos de personnes se faisant "ventouser", pas très charmant).
Bref. De toutes façons il faut savoir bien choisir son acu déjà, mieux vaut en parler à son médecin généraliste qui orientera vers un médecin. Ce qui est :
- Rassurant, vous avez moins de chance de tomber face à un charlatan,
- Au moins vous êtes remboursé sur la base du médecin généraliste.
Toutes les voies ne mènent peut être pas à Rome, mais au moins l'une d'entre elles vous y emmènera sans vous réduire le dos en compote.
Et je ne ferai pas de traduction.
Courage Amis migraineux, et courage aussi à ceux qui sont près d'eux!!
Lucie.
21:25 Publié dans Amy au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : you know what? i'm happy. migraine, partie, à coup de pied au ...
24.05.2008
Sevrage 0- Migraine 1
A force de jouer les dures, on en oublie qu'on peut tomber. On en oublie les coups par derrière, les mesquineries et méchancetés qu'on ne découvre que plus tard, et par hasard.
Aujourd'hui, bitch céphalée a débarqué, et lorsque plus tard elle m'a laissée, après 1g d'aspirine, whore Amy l'a remplacée. Un travail de sal.... Tout en douceur, la céphalée m'a fait croire qu'il n'y avait qu'elle pendant 4h. Un travail d'orfèvre. Je n'avais même pas remarqué les sensations pulsatiles de mon oeil gauche, ce sale complice. Donc, demi-nara. 1h 1/2 plus tard, Amy s'est faite plus agressive, et comme j'avais pas non plus envie de passer mon week-end là dessus, encore un, je l'ai égorgée à coup de Nara et bi-pro à la fois....Pétasses, je vous hais, je vous HAIS
BACK TO STAGE N°1. Thank you girls.
La solidarité féminine n'est qu'un leurre, la preuve.
Voilà, encore une descente de plus, encore un effort supplémentaire. J'ai l'impression, juste en ce moment même, que cela ne sert à rien, tout ce qu'il me faut c'est ce putain de sevrage à l'hosto. De toute façon, depuis 1mois 1/2, ça ne va plus, je retombe, je retombe, et tout ce que je peux faire, c'est me venger en prenant des médocs.
Me venger de ce corps qui est pourtant le mien, mais qui me déteste à ce point qu'il me fait souffrir tous les jours. Pourquoi? J'ai jamais rien fait contre lui moi, j'ai rien demandé! Pourrait-on me tranplanter un autre cerveau svp? celui-là ne peut pas me sentir...
RAZ LE BOL. Encore un samedi de foutu à cause de cette merde.
20.05.2008
Sevrage laroxyl...Dur dur
La semaine dernière, je suis passée de 8 à 6 gouttes en 4jours. Je pensais que c'était assez lent comme démarche, et donc que le sevrage devrait se faire en douceur...Que nenni!! En fait, même à si petite dose, mon corps est tellement habitué à ses 8gouttes, qu'il a du mal à se faire à l'idée d'en baisser.
Donc, sevrage de 1goutte par semaine. J'en ai donc jusqu'à fin juin...Mais il parait qu'au moins, les effets secondaires ne se ressentent vraiment pas.
Pas la tête dans le cirage, pas les yeux qui sortent des orbites, bref, pas de sensation de manque.
J'ai quand même toujours cette douleur persistante au crâne, tous les jours, tout le temps... Mais je finis par m'y habituer. J'ai oublié de toute façon ce que cela voulait dire, ne pas avoir mal au crâne, donc, je relativise...Ce n'est pas une migraine, je peux vivre avec, je travaille avec, etc.
Ma neuro m'a fait du bien lorsqu'elle m'a dit que c'était normal que je sois dépendante psychologiquement de mes médocs. Si je ne peux pas sortir sans, c'est que j'ai tellement peur de la douleur qui pourrait me sauter dessus au détour d'un chemin...J'ai trouvé cette réponse tellement plus intelligente que celle de cette prétendue psy du CHU qui m'avait rétorquée : "mais vous êtes pas diabétique, vous allez pas en mourir!".
C'est sûr objectivement je vais pas en mourir. Sauf qu'une crise de plus et c'est le moral qui chute, on s'en veut d'avoir oublié ses médocs, et de devoir "pour si peu" annuler tous ses projets pour rentrer s'enfermer dans son cercueil. (Mais si, je vous l'ai déjà dit...I'm a vampyr).
Bref.
J'ai trouvé mon acupuncteur. J'angoisse un peu, les piquouzes c'est pas mon truc quand même. Je suppose qu'il suffit de ne pas trop regarder. Je m'étais dit ça pour mon tatouage...Sauf que je suis plus curieuse que anxieuse, et donc je finis toujours par avoir le nez dessus, histoire de rien rater. Évidemment, s'il m'en plante sous les pieds, j'aurai peut être du mal...
Sur ce...
Lucie
09:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sevrage laroxyl, médicament, santé, céphalées chroniques, abus médicamenteux
15.05.2008
Résumé neuro, et reflexions sur le cannabis
J'ai fais part de ma décision à ma neuro d'arrêter le laroxyl. Contrairement à une idée préconçue, ma gentille neurologue m'a encouragée dans cette voie, tout en me demandant bien cette fois de faire le changement de pilule (la fameuse cézarette).
J'ai maintenant 3mois 1/2 pour aller mieux...Sinon, fin août, rebelote sevrage de triptan à l'hosto.
Je me suis un peu voilée la face ces derniers temps, en pensant que jamais je ne retournerai à l'hosto pour ça...Mais en fait, il semblerait que le changement de mes céphalées ressemblent bien à des céphalées chroniques. Comme quoi, même en ne dépassant pas 6 triptans par mois (ce qui est déjà énorme) on est en danger.
Quelle joie.
Je dois donc combiner ma nouvelle pilule, avec la dépakine, et en arrêtant le laroxyl.
Pour info, ma neuro était bien contente que j'arrête le laroxyl, pour qu'il soit plus efficace en cas d'un sevrage triptan définitif (hum).
Toujours remplacer une drogue par une autre.
Mais dans quel merdier je me suis foutue? Moi qui trouve les alcolos et les drogués faibles, je ne vaux pas mieux qu'eux. Autant me mettre au canabis de suite, parait que ça agit super bien sur les douleurs.
D'ailleurs, j'avais trouvé un site internet très sympathique à ce sujet : Association international pour le cannabis médical.
Il n'y a pas grand chose sur la migraine, puisque les études manquent à ce sujet, mais le témoignage de ce jeune médecin migraineux, qui a vu sa migraine disparaître en peu de temps grâce à cette substance, vous donnerait presque l'envie de tester. Après tout, les drogues que l'on nous donne légalement nous font peut être plus de mal?
La question est toujours la même. La dépendance que tous ces médicaments, qu'ils soient légaux, ou non, engendre. Une fois tombé dans le cercle vicieux de la dépendance, comment en sortir? Le plus flagrant reste quand même que lorsqu'on se sevre, on nous addicte à un autre médoc. Dans quelle mesure, nous en tant que patients, on peut refuser ce genre d'engrenage? Leur discours est simple. Sû, on peut se sevrer tout seul, chez soi, sans l'aide de médocs, rien (d'ailleurs, j'admire beaucoup les personnes qui ont eu le courage de le faire sur sos-migraine!), mais comment supporter la douleur atroce qui va en résulter?C'est grâce à cet argument que les médecins nous harponnent, au final. Je ne me sens pas capable de faire un sevrage seule, même si l'envie m'en démange. Et je ne peux pas me permettre de faire supporter ça à mon compagnon. Ce n'est pas son rôle que de jouer au garde-malade pendant 15jours. Alors mieux vaut s'en remettre à des mains "compétentes", et supporter l'intra veineuse de laroxyl. (Yurk)
N'y aurait il pas un autre moyen? J'espère que mon acupuncteur pourra répondre à cette question, et qu'il m'aidera.
J'espère juste ne pas devenir accro aux ptites piqûres!!
Lucie.
13:35 Publié dans Amy au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : neurologue, migraine, sevrage laroxyl, santé
14.05.2008
Changement de cap
Voilà.
Depuis hier, je commence, sans l'accord de ma neuro, mon sevrage au laroxyl. Et je pense également sous peu arrêter la dépakine. En gros, finis les traitements de fonds qui me bouffent les neurones, qui m'épuisent et me sucent le peu d'énergie que j'ai (et oui, je suis pas vraiment ce qu'on appelle une nana "10 000 volts" ).
Si j'en suis là, c'est parce que depuis un an, j'ai changé 3 fois de traitement de fond, et que pas un seul n'a été efficace. J'en viens à me dire que je les prends pour rien, et ça m'énerve. Alors j'arrête. Tant pis si ma neuro va râler demain quand je la verrai, tant mieux pour mon porte monnaie qui n'aura plus à supporter les prix horripilants de mes médocs.
Je resterai donc vaillante avec mes traitements de crise, et espère baisser ma conso d'ici la fin de l'année.
Par ailleurs, je compte m'orienter vers des séances d'acupuncteur, peut être m'aidera t'il pour mon sevrage, et mon anxiété.
Je ne sais pas si sans traitement de fond ce sera mieux, ou pire, mais au moins je serai plus en accord avec ce que je veux vraiment. Et ce n'est pas rien, quand on sait la part peussicologique qu'il y a dans le traitement de la migraine...
Alors HIP HIP HIP hourra pour moi, parce que j'en aurai besoin.
A suivre, donc.
13:25 Publié dans Amy au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : c'est décidé, j'arrête tout, médicaments, migraines, emmerdes, et surtout le laroxyl! !
22.04.2008
Sevrage, Céphalées Chroniques de tension, ou CCQ
Pour faire une suite un peu plus scientifique et moins émotive sur le sevrage, je voudrais ajouter ce rapport de Haute Autorité de Santé à propos des CCQ, ou céphalées chroniques quotidiennes.
Vraiment un bon moyen de savoir ce qui devrait être préconisé en général pour faire face à un patient en abus médicamenteux. Ainsi, si jamais votre neurologue, ou médecin traitant vous parle d'un sevrage, vous serez en mesure de connaître les différentes étapes par lesquelles vous devez passer.
Également, vous y trouverez des informations concernant le dépistage des CCQ. Bien sûr, le diagnostic final doit être fait par un médecin, mais cela peut vous guider pour une consultation.
D'avance, n'oubliez pas, je sais que ce n'est pas la première fois que je le dis, mais il faut vraiment faire passer ce message, que la prise sur le long terme d'anti-inflammatoires contenant des opiacés entraînent forcément à une dépendance, et à des CCQ. Posez vous les bonnes questions : s'il vous semble que vos médicaments n'agissent plus, mais que votre douleur ne fait qu'empirer, c'est qu'il y a un problème. Il faut dans ce cas là recourir à une consultation chez un neurologue au plus tôt. Pour info, pas besoin de passer par le médecin traitant pour aller chez le neurologue. Vous serez bien sûr remboursé normalement par la sécu'!
Peut être que certains d'entre vous songent à se rendre dans un centre anti-migraineux (adresses ici). Pour avoir des infos sur le sérieux de ces centres, n'hésitez pas à consulter le forum d'SOS-migraine, vous y trouverez beaucoup d'avis et de critiques. Renseignez vous bien surtout sur le tarif qu'ils proposent, je crois que cela varie vraiment d'un centre à un autre. (non, ce n'est pas normal...)
Pour les consultations pour enfants, ceux qui ont la chance d'habiter à Paris, il y a un centre anti-migraine spécialement créé pour eux (et je trouve ça vraiment génial, parce que la migraine chez l'enfant est vraiment très particulière, et doit être traité différemment.). Je vous conseille d'aller visiter leur site
Et leur adresse, qu'est pas si simple à trouver :
- Hôpital d'enfants Armand-Trousseau
- Service de réanimation
- 28, avenue du Dr Arnold-Netter
- 75571 PARIS CEDEX 12
- 01 44 73 74 75
- Je sais que je suis un peu lourdingue, mais j'insiste encore une fois sur le fait que l'auto-médication est le meilleur moyen pour un migraineux pour arriver en CCQ, parce que les médicaments auxquels ont a accès en pharmacie ne sont pas forcément pris à bon escient, et qu'il faut consulter dès que la migraine devient un handicap dans votre vie! Il y a des moyens d'aller mieux, et même si on ne guérit pas encore la migraine, on peut arriver à arranger sa vie avec...
- Lucie.
13:47 Publié dans Amy au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, sevrage, abus médicamenteux, migraine, neurologie, céphalées chroniques quotidiennes, ccq



