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24.05.2008

Sevrage 0- Migraine 1

A force de jouer les dures, on en oublie qu'on peut tomber. On en oublie les coups par derrière, les mesquineries et méchancetés qu'on ne découvre que plus tard, et par hasard.

Aujourd'hui, bitch céphalée a débarqué, et lorsque plus tard elle m'a laissée, après 1g d'aspirine, whore Amy l'a remplacée. Un travail de sal.... Tout en douceur, la céphalée m'a fait croire qu'il n'y avait qu'elle pendant 4h. Un travail d'orfèvre. Je n'avais même pas remarqué les sensations pulsatiles de mon oeil gauche, ce sale complice. Donc, demi-nara. 1h 1/2 plus tard, Amy s'est faite plus agressive, et comme j'avais pas non plus envie de passer mon week-end là dessus, encore un, je l'ai égorgée à coup de Nara et bi-pro à la fois....Pétasses, je vous hais, je vous HAIS 

BACK TO STAGE N°1. Thank you girls.

La solidarité féminine n'est qu'un leurre, la preuve.

Voilà, encore une descente de plus, encore un effort supplémentaire. J'ai l'impression, juste en ce moment même, que cela ne sert à rien, tout ce qu'il me faut c'est ce putain de sevrage à l'hosto. De toute façon, depuis 1mois 1/2, ça ne va plus, je retombe, je retombe, et tout ce que je peux faire, c'est me venger en prenant des médocs.

Me venger de ce corps qui est pourtant le mien, mais qui me déteste à ce point qu'il me fait souffrir tous les jours. Pourquoi? J'ai jamais rien fait contre lui moi, j'ai rien demandé! Pourrait-on me tranplanter un autre cerveau svp? celui-là ne peut pas me sentir...

RAZ LE BOL. Encore un samedi de foutu à cause de cette merde.

 

 

20.05.2008

Sevrage laroxyl...Dur dur

La semaine dernière, je suis passée de 8 à 6 gouttes en 4jours. Je pensais que c'était assez lent comme démarche, et donc que le sevrage devrait se faire en douceur...Que nenni!! En fait, même à si petite dose, mon corps est tellement habitué à ses 8gouttes, qu'il a du mal à se faire à l'idée d'en baisser.

Donc, sevrage de 1goutte par semaine. J'en ai donc jusqu'à fin juin...Mais il parait qu'au moins, les effets secondaires ne se ressentent vraiment pas.

Pas la tête dans le cirage, pas les yeux qui sortent des orbites, bref, pas de sensation de manque.

J'ai quand même toujours cette douleur persistante au crâne, tous les jours, tout le temps... Mais je finis par m'y habituer. J'ai oublié de toute façon ce que cela voulait dire, ne pas avoir mal au crâne, donc, je relativise...Ce n'est pas une migraine, je peux vivre avec, je travaille avec, etc.

Ma neuro m'a fait du bien lorsqu'elle m'a dit que c'était normal que je sois dépendante psychologiquement de mes médocs. Si je ne peux pas sortir sans, c'est que j'ai tellement peur de la douleur qui pourrait me sauter dessus au détour d'un chemin...J'ai trouvé cette réponse tellement plus intelligente que celle de cette prétendue psy du CHU qui m'avait rétorquée : "mais vous êtes pas diabétique, vous allez pas en mourir!".

C'est sûr objectivement je vais pas en mourir. Sauf qu'une crise de plus et c'est le moral qui chute, on s'en veut d'avoir oublié ses médocs, et de devoir "pour si peu" annuler tous ses projets pour rentrer s'enfermer dans son cercueil. (Mais si, je vous l'ai déjà dit...I'm a vampyr).

Bref.

J'ai trouvé mon acupuncteur. J'angoisse un peu, les piquouzes c'est pas mon truc quand même. Je suppose qu'il suffit de ne pas trop regarder. Je m'étais dit ça pour mon tatouage...Sauf que je suis plus curieuse que anxieuse, et donc je finis toujours par avoir le nez dessus, histoire de rien rater. Évidemment, s'il m'en plante sous les pieds, j'aurai peut être du mal...

Sur ce...

Lucie 

15.05.2008

Résumé neuro, et reflexions sur le cannabis

J'ai fais part de ma décision à ma neuro d'arrêter le laroxyl. Contrairement à une idée préconçue, ma gentille neurologue m'a encouragée dans cette voie, tout en me demandant bien cette fois de faire le changement de pilule (la fameuse cézarette).

J'ai maintenant 3mois 1/2 pour aller mieux...Sinon, fin août, rebelote sevrage de triptan à l'hosto.

Je me suis un peu voilée la face ces derniers temps, en pensant que jamais je ne retournerai à l'hosto pour ça...Mais en fait, il semblerait que le changement de mes céphalées ressemblent bien à des céphalées chroniques. Comme quoi, même en ne dépassant pas 6 triptans par mois (ce qui est déjà énorme) on est en danger.

Quelle joie.

Je dois donc combiner ma nouvelle pilule, avec la dépakine, et en arrêtant le laroxyl.

Pour info, ma neuro était bien contente que j'arrête le laroxyl, pour qu'il soit plus efficace en cas d'un sevrage triptan définitif (hum). 

Toujours remplacer une drogue par une autre.

Mais dans quel merdier je me suis foutue? Moi qui trouve les alcolos et les drogués faibles, je ne vaux pas mieux qu'eux. Autant me mettre au canabis de suite, parait que ça agit super bien sur les douleurs.

 D'ailleurs, j'avais trouvé un site internet très sympathique à ce sujet : Association international pour le cannabis médical.

Il n'y a pas grand chose sur la migraine, puisque les études manquent à ce sujet, mais le témoignage de ce jeune médecin migraineux, qui a vu sa migraine disparaître en peu de temps grâce à cette substance, vous donnerait presque l'envie de tester. Après tout, les drogues que l'on nous donne légalement nous font peut être plus de mal?

La question est toujours la même. La dépendance que tous ces médicaments, qu'ils soient légaux, ou non, engendre. Une fois tombé dans le cercle vicieux de la dépendance, comment en sortir? Le plus flagrant reste quand même que lorsqu'on se sevre, on nous addicte à un autre médoc. Dans quelle mesure, nous en tant que patients, on peut refuser ce genre d'engrenage? Leur discours est simple. Sû, on peut se sevrer tout seul, chez soi, sans l'aide de médocs, rien (d'ailleurs, j'admire beaucoup les personnes qui ont eu le courage de le faire sur sos-migraine!), mais comment supporter la douleur atroce qui va en résulter?C'est grâce à cet argument que les médecins nous harponnent, au final. Je ne me sens pas capable de faire un sevrage seule, même si l'envie m'en démange. Et je ne peux pas me permettre de faire supporter ça à mon compagnon. Ce n'est pas son rôle que de jouer au garde-malade pendant 15jours. Alors mieux vaut s'en remettre à des mains "compétentes", et supporter l'intra veineuse de laroxyl. (Yurk)

N'y aurait il pas un autre moyen? J'espère que mon acupuncteur pourra répondre à cette question, et qu'il m'aidera.

J'espère juste ne pas devenir accro aux ptites piqûres!! 

Lucie. 

14.05.2008

Changement de cap

Voilà.

Depuis hier, je commence, sans l'accord de ma neuro, mon sevrage au laroxyl. Et je pense également sous peu arrêter la dépakine. En gros, finis les traitements de fonds qui me bouffent les neurones, qui m'épuisent et me sucent le peu d'énergie que j'ai (et oui, je suis pas vraiment ce qu'on appelle une nana "10 000 volts" ).

Si j'en suis là, c'est parce que depuis un an, j'ai changé 3 fois de traitement de fond, et que pas un seul n'a été efficace. J'en viens à me dire que je les prends pour rien, et ça m'énerve. Alors j'arrête. Tant pis si ma neuro va râler demain quand je la verrai, tant mieux pour mon porte monnaie qui n'aura plus à supporter les prix horripilants de mes médocs.

Je resterai donc vaillante avec mes traitements de crise, et espère baisser ma conso d'ici la fin de l'année.

Par ailleurs, je compte m'orienter vers des séances d'acupuncteur, peut être m'aidera t'il pour mon sevrage, et mon anxiété.

Je ne sais pas si sans traitement de fond ce sera mieux, ou pire, mais au moins je serai plus en accord avec ce que je veux vraiment. Et ce n'est pas rien, quand on sait la part peussicologique qu'il y a dans le traitement de la migraine...

Alors HIP HIP HIP hourra pour moi, parce que j'en aurai besoin. 

A suivre, donc. 

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