30.10.2008

They try to make me go to rehab...

 

Vendredi 10 Octobre

arf, oui le titre est facile...( mais arf itou, je ne peux m'en empêcher!!)

Vendredi 10, ce soir, j'arrête le boulot. Je suis en arrêt de travail pendant 15jours pour ma ptite cure de désintox médicamenteuse.

Je viens à peine de prendre un médoc (je dois quand même assurer le boulot pour ce dernier jour...). Bizarre. C'était peut être le dernier?

Je l'ai donc savouré comme on termine sa dernière cigarette...en me délectant de tous ces affruex effets secondaires chaque seconde...Vous avez vu, quand le Dr House prend sa ptite pilule magique, comme il l'apprécie? Bah pareil, sachant que dorénavant, je vais devoir me battre seule contre cette m....., il fallait bien que je profite de mon doudou une dernière fois. Ca y est, je suis grande maintenant, on enlève les ptites roulettes? Promis je tombe pas, hein?!

Petit rappel sur ce sevrage : je le fais "à la kamikaze", comme j'ai pu lire sur le blog de Delphine Rey (!) c'est à dire, sans parachute quoi...pas d'aide d'anti-dépresseur, car j'ai la hantise de retomber dans cette dépendance, rien d'autre que de l'aspirine à la limite.


Jeudi 23 Octobre

Voilà, j'en suis à ma deuxième semaine de sevrage.

La première s'est déroulée comme prévue : j'ai été bien jusqu'au lundi soir, où j'ai commencé par une légère céphalée, qui s'est transformé en bombe atomique à une heure du mat'...La bombe ayant des répercussions, ellle a explosé à gauche et a fini sa vie à droite...

3jours de fun en gros, où je n'avais jamais eu aussi mal de ma vie!! J'ai pris un aspirine 1000 et c'est tout...Evidemment, ça m'a aidé un peu, mais pas au point d'achever la garce...

Évidemment, après un tel combat, on est exténué, et en même temps très excitée : OUI je l'ai fait!!! Oui j'ai survécu à 3jours de migraine abominable sans médocs (l'aspirine compte à peine.. D'ici quelques semaines peut être??). Même si bien sûr je ne faisais que de penser au soulagement que ce serait d'avaler un ptit triptan, j'ai réussi!!

Mais je n'aurai peut être pas résisté si mes médocs n'avaient pas été caché par mon chéri. Qui sait? En tout cas, cela fait du bien de ne pas se poser la question : je ne peux pas prendre de médocs, puisque je ne sais pas où ils sont!!

A celles et ceux qui souhaitent également faire un sevrage, je vous conseille vraiment, si vous avez la force, de le faire chez vous. Vous serez au calme, à l'aise dans votre nid, et non pas à errer sans fin dans les couloirs d'un hôpital.

 

Jeudi 30 Ocobre

3ème semaine, petit bilan :

Certes, cela va mieux.

Certes je n'ai plus mal tous les jours. Seulement un jour sur deux.

Certes, je me repose. Mais combattre la douleur à main nue est-ce vraiment du repos?

Bref, un bilan mitigé. Je suis extrêmement ravie de l'avancement du sevrage. Mais c'est loin d'être parfait. Ce soir je vois ma neurologue, nous introduisons un nouveau traitement. Et nous allons parler de l'après...

L'après sevrage, comment ça se passe? Parce que c'est bien gentil de me sevrer des médocs, je m'en fiche aujourd'hui d'avoir une crise, je suis chez moi. Et je fais comment quand je serai de retour au boulot? Je vais pas partir en courant 1jour sur 3 à cause que j'ai pu de médocs. Pense pas que mon boss appréciera. peux pas non plus me foutre par terre la tête sous mon écharpe et lui demander de parler doucement au téléphone parce que j'essaie de gérer une crise "au naturel".

Certe, aujourd'hui, je suis 100% bio. Du sang tout neuf, tout propre.

 

Bah oui, mais après?