18.03.2008
Tout est dans la tête...et le sang.
Dans la continuité de mon post sur les médocs, j'aimerai ajouter que tous les médicaments que l'on prend portent à conséquences.
Je crois que c'est important de le noter, parce qu'au fil du temps, on a tendance à trouver cela normal, prendre un médicament devient banal, et là, ce n'est plus une béquille, mais le médicament remplace carrément vos 2jambes. Vous ne pouvez plus marcher sans vos médicaments. Il n'y a pas là qu'une dépendance physique, mais également psychologique qui se crée.
Par exemple, il devient inacceptable de sortir sans sa "trousse de secours". Il m'est arrivé par exemple de paniquer complet (alors qu'aucune crise ne s'annonçait) en m'apercevant avoir oublié mes médicaments, en me disant que bien sûr j'allais avoir une migraine, et au final de me retrouver avec la migraine, à force d'angoisser. Cercle vicieux, again. Aujourd'hui, je n'arrive d'ailleurs toujours pas à me détacher de ça. J'ai besoin d'avoir mes cachets sur moi, pour me sentir bien, et pouvoir profiter du moment. J'arrive à sortir sans uniquement quand je vais au parc à coté de chez moi, ou faire des courses à la supérette du coin.
Pourtant, comme me l'a dit une "peussy", les migraineux ne sont pas diabétiques, ils ne risquent pas de mourir s'ils n'ont pas leur médicament au moment de la crise. Alors pourquoi?
Tout simplement parce que l'on a peur de la douleur. Et que lorsque l'on sent une crise venir, et qu'il n'y a pas d'autres moyen de s'en sortir (les lieux de travail sont rarement équipés en lit dans une chambre insonorisée et à l'abri de la lumière. Si si.), il faut avoir le médicament à portée de main.
En fait, on anticipe tellement la douleur à venir, les souvenirs que l'on en a sont tellement fort, que l'on fait tout pour s'en débarasser avant qu'elle n'arrive. Je ne me souviens pas de toutes mes crises (pas assez de disque dur), mais les plus violentes sont inscrites en moi. Mes cicatrices invisibles...
Petit exercice : les crises violentes sont de mauvais souvenirs que l'on garde en nous assez facilement. Mais vous souvenez-vous des jours sans crise? Où la tête est légère, où l'on ne se soucie que du beau temps et des oiseaux qui chantent (mais si le chant des oiseaux est agréable...vous avez la tête légère j'ai dit!!!)... Ce n'est pas facile, mais il faut savoir le faire de temps en temps, pour prendre du recul, et souffler.
Il faut s'accrocher à ces moments sans, et en profiter, sinon, comme le dirait Dori ("Nemo") : "si tu fais en sortes qu'il ne t'arrive jamais rien, il risque de ne jamais rien t'arriver!"
(bah oui, fallait bien que je la case celle-là!)
18:42 Publié dans Amy Vs Médicaments et autres médecines | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, comment se pourrir la vie avec les médocs, drogue, médicament, psychologie



